Aujourd'hui: heure:
    A+ A A-

    Affaires de corruption : appels insistants à convoquer au tribunal l’ex. président Bouteflika

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z.

    Les appels à convoquer l’ex. président Bouteflika devant la barre du tribunal se font de plus en plus insistants ces derniers jours. Après l’ex. ministre de l’Information, Abdelaziz Rahabi, qui a estimé que Bouteflika «a une responsabilité dans la corruption» et devrait être jugé au moins «symboliquement» en raison de sa condition de santé, c’est au tour de l’ex. Premier ministre Abdelmalek Sellal de demander la présence à la barre des témoins de l’ex. président Bouteflika. Sellal, qui comparaissait dimanche 1 er mars devant la Cour d’appel, au côté de Ouyahia, avait clairement demandé que l’ex. président soit cité comme témoin dans l’affaire de l’industrie de montage automobile et du financement occulte de la campagne présidentielle 2019 pour un cinquième mandat. Moi je ne faisais qu’appliquer le programme du président, et c’est à lui de venir répondre de beaucoup de questions, avait-il soutenu devant le juge. La tactique est clair, Sellal ne veut pas accuser ouvertment l’ex. président, il demande seulement qu’il soit cité en tant témoin, pour mettre dans l’embarras les juges, peut être. Car, il est dans son plein droit de demander que l’ex. président, premier responsable du pays et son responsable direct, soit cité en tant que témoin. Et si le témoin ne se présente pas à la barre, le procès sera tout simplement amputé de l’essentiel. Pour rappel, le procès en appel de l’Affaire de Bouteflika, impliquant les deux anciens Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, les ministres Abdelghani Zaalane, Mahdjoub Bedda, Youcef Yousfi et les hommes d’affaires les plus influents de l’ère Bouteflika, Ali Haddad, Ahmed Mazouz, Hassan Larbaoui, Mohamed Bairi, s’est ouvert dimanche 1er mars à la Cour d’appel de Ruisseau à Alger après avoir été reporté à deux reprises. Les mis en cause sont poursuivis pour «dilapidation et utilisation de fonds de banques», «blanchiment d’argent», «transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite» et «incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges». Le 10 décembre 2019, le tribunal de Sidi M’Hamed a condamné Ahmed Ouyahia à une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de deux millions de dinars, quand Abdelmalek Sellal a écopé d’une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars (7.600 euros). Alors que les ministres Yousfi Youcef et Bedda Mahdjoub ont été condamnés à 10 de prison ferme.

    Connexion ou Créer un compte