Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    L’élection présidentielle du 4 juillet rejetée par les juges, les avocats et le tout le peuple

    • Catégorie : infos
    • Écrit par Abdelkrim zarzouri
    • Affichages : 116

    Les manifestations du 8e vendredi, toujours massives à travers tout le territoire national, considérées comme une réponse claire aux dernières décisions provocatrices concernant l’installation du président d’état Abdelkader Bensalah et la convocation du corps électoral pour l’élection présidentielle du 4 juillet, ont suscité dans l’immédiat la réaction de deux importantes organisations professionnelles, en l’occurrence le club des juges et l’Union nationale des ordres des avocats algériens. Le premier, le club des juges, un syndicat né au mois de mars dernier dans le sillage du mouvement populaire, regroupant plus d’un millier de magistrats, annonce que les magistrats ne participeront aux commissions électorales dans l’élection présidentielle du 4 juillet et ne chapeauteront pas la révision exceptionnelle des listes électorales, prévue du 16 au 23 avril. Rappelons que ces mêmes magistrats avaient manifesté leur refus de participer aux commissions électorales lors de l’élection présidentielle du 18 avril, avant son annulation, dans le cas où les lois de la constitution ne soient pas respectées. Cette fois-ci, donc, ces magistrats annoncent la couleur en refusant de participer aux commissions électorales, déclarant dans ce sens se mettre du côté de la position du mouvement populaire. Que restera-t-il de cette élection présidentielle si elle n’est pas encadrée par les juges, appartenant à ce syndicat, sachant que la moitié des membres des commissions électorales sont composées de juges ? D’un autre côté, les avocats, qui ont été parmi les premiers à soutenir le mouvement populaire expriment leur indignation à travers un communiqué rendu public le vendredi 12 avril, à la suite de la « répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité ». Rappelant que le droit de manifester est garanti par la constitution, l’Union demande aux autorités de « respecter ce droit et de le protéger », tout en exigeant « le retrait immédiat des moyens utilisés pour réprimer les manifestants », notamment « le canon à son », très néfaste pour la santé. Ils estiment également que «la crise actuelle est politique avant qu’elle ne soit constitutionnelle », et plaident pour « des solutions politiques acceptables par le peuple ». Plus précis, les avocats proposent la mise en place d’une « période transition conduite par personnalités consensuelles et acceptées par le peuple ». Dans ce contexte, les avocats considèrent que « les élections 4 juillet ne vont pas permettre une transition démocratique et ne seront pas crédibles sous la conduite d’un gouvernement rejeté par le peuple et dans le cadre des lois en vigueur qui ne garantissent pas un minimum de transparence ». En conclusion, les avocats annoncent une grève de quatre jours du 17 au 22 avril.

    Connexion ou Créer un compte