Aujourd'hui le :
    A+ A A-

    Les algériens écœurés par ces responsables qui ne veulent pas « dégager »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
    • Affichages : 80

     Dix semaines que le peuple algérien crie son dégoût et son rejet de cette caste au pouvoir, mais en vain. Le système s’est cloîtré derrière des murs insonorisés, blindés, et continue d’agir comme si de rien n’était. Le chef de l’état organise une rencontre de concertation à laquelle il n’assiste pas, à laquelle personne n’assiste sauf quelques têtes suspectes, puis il rend public un communiqué bidon où il est dit que l’élection présidentielle du 4 juillet pourrait être reportée de quelques semaines et autres blabla. Entre temps, les algériens ont été profondément affectés par le drame survenu à Bab El Oued, où l’effondrement d’une bâtisse a fait 5 morts, dont un bébé de 3 ans. Le wali d’Alger est pris à partie par les habitants lors de son déplacement sur le lieu du drame. Il a été chassé par les habitants en colère. Quelques heures plus tard, le chef de l’état, Bensalah, procède à un mouvement partiel dans le corps des walis, dont le wali d’Alger qui a claqué la porte. Le système a eu peur de faire face à une vague de démissions au sein de ce corps des commis de l’état, les walis en l’occurrence, et il a pris les devants en procédant à ce mouvement partiel. En tout cas, c’est là une autre sortie du chef de l’état à décoder, car il n’était pas du tout attendu qu’il fasse dégager des walis alors que c’est sa tête qui est revendiqué par le mouvement populaire. L’ex. Premier ministre Ouyahia, le minsitre des finances en poste, Loukal, les hommes d’affaires, dont les frères Kouninef et Rabrab, en passant les deux ex. chefs de régions militaires, la cascade des arrestations donne le vertige. La justice enclenche la vitesse grand V depuis que le chef d’état major de l’ANP Gaïd Salah a demandé d’ouvrir les dossiers de la corruption et la dilapidation des deniers publics. Mais, on ne sait pas qui limoge et nomme les responsables, pas forcément ceux qu’on s’attendait à voir partir, Bensalah et Bedoui avec son gouvernement. « Écœurant. Cela donne envie de vomir », s’indignent les algériens qui s’attendaient à un changement du système, du moins le départ des symboles du régime des Bouteflika, et entamer une phase de transition démocratique avec de nouvelles têtes intègres et compétentes. Une réaction du chef d’état major de l’ANP, Ahmed Gaid Saleh, est encore attendue ce mardi 23 avril, lors de sa visite de travail et une inspection dans la première région militaire, à Blida, selon un communiqué du ministère. À la lumière de ces faits et développements, que dira le Gaid Saleh aux Algériens, eux qui ne seront satisfait qu’avec le départ du chef de l’état, Bensalah, et le Premier ministre, Bedoui ? Il y a urgence d’une décision qui aille dans le sens d’un apaisement de la colère qui monte.

    Algérie : deux ex. chefs de régions militaires, Bey Saïd et Chentouf Habib, dans de sales draps

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C./synthèse agences
    • Affichages : 70

    Un mandat de dépôt a été délivré à l'encontre de l'ancien commandant de la 2ème région militaire (RM), le général major Bey Saïd et un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de l'ancien commandant de la 1ère RM, le général major Chentouf Habib pour "dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre et infraction aux consignes de l'armée", a indiqué dimanche 21 avril 2019 la Cour d'appel militaire de Blida dans un communiqué. Pour rappel, les concernés ont été limogés de leurs postes à la tête de la 1ère et 2ème région militaire au mois d’août 2018 dans le sillage de l’affaire « El Bouchi », et aujourd’hui, après le départ des Bouteflika, qui leur ont certainement apporté une couverture en ces moments là, puisqu’ils n’ont pas été inquiétés en dehors de leur limogeage, les deux généraux-majors et ex. chefs de Régions militaires tombent dans le filet de la justice militaire. "Conformément aux dispositions de l'article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale et, dans le strict respect de ses dispositions, le procureur général militaire près la Cour d'appel militaire de Blida, porte à la connaissance de l'opinion publique, que des poursuites judiciaires ont été engagées pour les chefs d’accusation de dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre au profit de personnes non habilitées à les détenir et infraction aux consignes de l'armée, faits prévus et réprimés par les articles 295 et 324 du Code de justice militaire, à l'encontre des dénommés: Bey Saïd, Chentouf Habib et de toutes autres personnes que l'instruction viendrait à établir", a précisé la même source. Pour "la nécessité des enquêtes, le juge d'instruction, sur réquisition du procureur militaire de la République de Blida, a ordonné, à titre conservatoire, la saisie des armes et des munitions et a décerné un mandat de dépôt à l'encontre du dénommé Bey Saïd et un mandat d'arrêt à l'encontre du dénommé Chentouf Habib, pour violation des obligations du contrôle judiciaire auxquelles il est déjà soumis".

    Neuvième vendredi du mouvement populaire...apparition des gilets orange pour encadrer les manifestations

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
    • Affichages : 106

    Le Hirak verra une nouveauté en ce neuvième vendredi de manifestations contre les symboles du système politiques. Il s’agit de l’apparition des « gilets orange », portés par quelques 200 volontaires, dont le rôle est d’assurer la sécurité des manifestations et faire en sorte de leur garder leur caractère pacifique. Une initiative qui a vu le jour après les violences qui ont eu lieu lors des manifestations du vendredi 12 avril, et après les déclarations du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, qui avait laissé entendre que l’armée assurera la sécurité des manifestants. 200 gilets orange (des débardeurs) et un chapeau de couleur orange foncée ont été achetés pour les jeunes volontaires, qui sont chargés d'encadrer les marches en formant un collier séparant les manifestants des éléments de la sécurité, en particulier à la fin des marches, où l’on a enregistré des violences entre des jeunes et des policiers. Il est à noter que les jeunes du mouvement ont déjà lancé des initiatives et des campagnes qui ont contribué à mettre en valeur l'image civilisée des manifestants, notamment l'initiative des campagnes de nettoyage des rues après les manifestations et les équipes d'ambulances qui ont prouvé leur efficacité sur le terrain à plusieurs reprises.

    Algérie : Les appareils du système, le FLN et le RND, tentent désespérément de faire peau neuve

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
    • Affichages : 62

    Les deux partis de la majorité parlementaire, et qui tiennent également en rênes la majorité des assemblées locales, en l’occurrence le FLN et le RND, semblent subir l’onde de choc du « hirak » en faisant le dos rond. Les deux partis, plutôt les deux appareils du système politique répudié par les algériens,   tentent de se recycler à travers un changement au niveau de leurs directions pour éviter d’être emporté par la razzia du mouvement populaire. Mieux vaut sacrifier quelques hommes que de risquer une disparition du paysage politique dont les contours sont tracés par les manifestants chaque vendredi depuis un certain 22 février. Ainsi, le FLN semble avoir trouvé la parade avec le retour d’un ancien SG ressuscité, Djamel Ould Abbas, qui a convoqué  le Comité central (C.C) pour le mardi 23 avril. La wilaya d’Alger s’est empressée d’octroyer l’autorisation pour la tenue de la session du CC à Djamel Ould Abbès en sa qualité de « secrétaire général du parti », effaçant du coup Mouad Bouchareb, installé à la tête de l’instance de coordination du Front de libération nationale et projeté à la tête de l’APN dans de sombres conditions. L’élection d’un nouveau secrétaire général, à l’ordre du jour de cette réunion, devrait donner une virginité au FLN, selon l’esprit de cette énième grossière manœuvre du système qui ne va duper personne. Un système qui tente de sauver les meubles depuis le début des manifestations qui ont juré la chute de tous ses symboles. Chez l’autre parti-appareil cloné sur le même topo du FLN, en l’occurrence le RND, la situation n’est pas différente, puisque tout est fait pour faire éloigner l’impopulaire ex. Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Le boulot est confié à son ex. homme de confiance, qui avait le titre de porte parole du parti, Seddik Chihab. Ce dernier, soutenu par des cadres du parti, à l’image de Belkacem Mellah, farouche opposant d’Ouyahia de longue date. Ouyahia tente de résister, mais jusqu’à quand ? Pas pour longtemps, d’autant que la justice s’en même en le convoquant (tribunal Sidi M’hamed) pour l’entendre dans des affaires en lien avec la dilapidation de deniers publics et trafic d’influence pour bénéficier de certains avantages. Le FLN et le RND tentent désespérément de faire peau neuve pour éviter le naufrage. Et, c’est peut être l’une des raisons qui pousse le système à résister encore, juste le temps de mettre en ordre les meubles de ses appareils.            

    Libérez Ben M’hidi

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
    • Affichages : 83

    La Culture, c’est cet autre axe auquel il faudrait s’attaquer, après le changement du système politique, pour le libérer des mains incultes des « bezanssia » de tous bords et des ignorants qui le tenaient en otage. Pour le faire sortir à l’air libre. Il y a plein de dossiers à dépoussiérer, du pain sur la planche, comme on dit, pour les hommes de culture, les vrais. Mais, là, tout de suite, on doit signaler que, si on n’y prend pas garde, le film Ben M’hidi, de Bachir Derrais, risque d’échapper à la tutelle algérienne. Pour débloquer le film Ben M’hidi, on se dirige vers la résiliation du contrat avec le ministère des moudjahidine. Puis, un sponsor privé Algérien remboursera la subvention octroyée au film et rachète leur part. Le film sera toujours interdit en Algérie mais sortira à l'étranger et sera diffusé sur une chaine étrangère. Voilà ce qu’on appris aux dernières nouvelles de ce film qui a fait couler beaucoup d’encre avant sa projection sur les écrans. Pour rappel, le film qui retrace l’histoire une partie de l’histoire de l’un des héros de la révolution algérienne a été bloqué par la commission de visionnage du ministère des moudjahidine, qui a pris des réserves sur plusieurs scènes, exigeant même la coupure de certaines séquences du film. « Nous n'avons fait aucune concession sur les séquences à couper. Nous avons été attentifs et très coopératifs sur les petites erreurs de dates et de quelques petites références historique qui ont glissé par erreur que nous avons déjà corrigées dans la nouvelle version que nous allons visionner tous ensemble dimanche prochain. Quand aux scènes qui dérangent, ils ont reconnu leur véracité historique et j'ose espérer les convaincre de les accepter telles quelles. Car je ne fais aucune concession comme je l'ai toujours déclaré et aucune scène n'a été coupée, je répète aucune scène n'a été coupée », avait souligné Bachir Derrais à l’issue d’une réunion avec les membres de la commission de visionnage des moudjahidine ainsi que les principaux cadres pendant 4 heures.     

    Connexion ou Créer un compte