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    FCE : soutien total au Hirak et à l’armée, pas un mot au sujet de l’ex. patron des patrons

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Le roi est mort vive le roi. Sans anticiper ou préjuger au sujet des positions du FCE, cette organisation syndicale naguère très proche du cercle présidentielle, sa réaction de soutien au Hirak et à l’armée, tout en ignorant dans sa prison son ex. président Ali Haddad, n’a pas laissé indifférent les citoyens et l’opinion publique. Le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a, ainsi, rendu public un communiqué, signé par le Président du FCE par intérim, Moncef Othmani, à travers lequel les chefs d'entreprises ont réitéré " leur soutien total" aux revendications légitimes exprimées par les citoyens,  on sans relever que l'inscription de la crise politique dans la durée allait porter atteinte à la situation économique du pays et entraver, partant, le développement des entreprises économiques nationales qui ont "difficilement commencé à reprendre et dont les dirigeants sont animés par une volonté forte et sincère à développer l'économie nationale et contribuer à la prospérité des citoyens". Clairement, le FCE a mis en garde contre les "répercussions très négatives" du prolongement de la crise politique sur la situation économique du pays. tout en insistant, dans leur communiqué, sur la nécessité d'adopter "une approche globale" concernant les réformes économiques, et ce, sur le double plan législatif et institutionnel afin d'ouvrir la liberté d'investir pour tous les opérateurs économiques nationaux, à travers l'élargissement du réseau des PME et des entreprises de sous-traitance, lesquelles constituent une base solide pour l'édification de toute économie forte et pour donner une opportunité plus large aux jeunes entrepreneurs afin qu'il puissent contribuer à la transformation substantielle et historique que vit le pays. L'organisation patronale a appelé, par la même, à "s'éloigner définitivement de l'économie de la rente" et de s'orienter vers une économie créatrice de richesses et de valeur ajoutée, cette dernière étant la soupape de sécurité de la souveraineté politique et économique du pays. Dans ce sillage, les chefs d'entreprises ont salué la position de l'institution militaire tout en lui exprimant "leur soutien" dans ses missions consistant à préserver la stabilité et garantir la réussite de la période de transition. Le FCE a appelé "les enfants du pays, les décideurs au sein et en dehors des institutions officielles à s'unir pour concrétiser les aspirations des citoyens, et ce au service de l'Algérie avant tout".

    Les algériens écœurés par ces responsables qui ne veulent pas « dégager »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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     Dix semaines que le peuple algérien crie son dégoût et son rejet de cette caste au pouvoir, mais en vain. Le système s’est cloîtré derrière des murs insonorisés, blindés, et continue d’agir comme si de rien n’était. Le chef de l’état organise une rencontre de concertation à laquelle il n’assiste pas, à laquelle personne n’assiste sauf quelques têtes suspectes, puis il rend public un communiqué bidon où il est dit que l’élection présidentielle du 4 juillet pourrait être reportée de quelques semaines et autres blabla. Entre temps, les algériens ont été profondément affectés par le drame survenu à Bab El Oued, où l’effondrement d’une bâtisse a fait 5 morts, dont un bébé de 3 ans. Le wali d’Alger est pris à partie par les habitants lors de son déplacement sur le lieu du drame. Il a été chassé par les habitants en colère. Quelques heures plus tard, le chef de l’état, Bensalah, procède à un mouvement partiel dans le corps des walis, dont le wali d’Alger qui a claqué la porte. Le système a eu peur de faire face à une vague de démissions au sein de ce corps des commis de l’état, les walis en l’occurrence, et il a pris les devants en procédant à ce mouvement partiel. En tout cas, c’est là une autre sortie du chef de l’état à décoder, car il n’était pas du tout attendu qu’il fasse dégager des walis alors que c’est sa tête qui est revendiqué par le mouvement populaire. L’ex. Premier ministre Ouyahia, le minsitre des finances en poste, Loukal, les hommes d’affaires, dont les frères Kouninef et Rabrab, en passant les deux ex. chefs de régions militaires, la cascade des arrestations donne le vertige. La justice enclenche la vitesse grand V depuis que le chef d’état major de l’ANP Gaïd Salah a demandé d’ouvrir les dossiers de la corruption et la dilapidation des deniers publics. Mais, on ne sait pas qui limoge et nomme les responsables, pas forcément ceux qu’on s’attendait à voir partir, Bensalah et Bedoui avec son gouvernement. « Écœurant. Cela donne envie de vomir », s’indignent les algériens qui s’attendaient à un changement du système, du moins le départ des symboles du régime des Bouteflika, et entamer une phase de transition démocratique avec de nouvelles têtes intègres et compétentes. Une réaction du chef d’état major de l’ANP, Ahmed Gaid Saleh, est encore attendue ce mardi 23 avril, lors de sa visite de travail et une inspection dans la première région militaire, à Blida, selon un communiqué du ministère. À la lumière de ces faits et développements, que dira le Gaid Saleh aux Algériens, eux qui ne seront satisfait qu’avec le départ du chef de l’état, Bensalah, et le Premier ministre, Bedoui ? Il y a urgence d’une décision qui aille dans le sens d’un apaisement de la colère qui monte.

    Algérie : Les appareils du système, le FLN et le RND, tentent désespérément de faire peau neuve

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
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    Les deux partis de la majorité parlementaire, et qui tiennent également en rênes la majorité des assemblées locales, en l’occurrence le FLN et le RND, semblent subir l’onde de choc du « hirak » en faisant le dos rond. Les deux partis, plutôt les deux appareils du système politique répudié par les algériens,   tentent de se recycler à travers un changement au niveau de leurs directions pour éviter d’être emporté par la razzia du mouvement populaire. Mieux vaut sacrifier quelques hommes que de risquer une disparition du paysage politique dont les contours sont tracés par les manifestants chaque vendredi depuis un certain 22 février. Ainsi, le FLN semble avoir trouvé la parade avec le retour d’un ancien SG ressuscité, Djamel Ould Abbas, qui a convoqué  le Comité central (C.C) pour le mardi 23 avril. La wilaya d’Alger s’est empressée d’octroyer l’autorisation pour la tenue de la session du CC à Djamel Ould Abbès en sa qualité de « secrétaire général du parti », effaçant du coup Mouad Bouchareb, installé à la tête de l’instance de coordination du Front de libération nationale et projeté à la tête de l’APN dans de sombres conditions. L’élection d’un nouveau secrétaire général, à l’ordre du jour de cette réunion, devrait donner une virginité au FLN, selon l’esprit de cette énième grossière manœuvre du système qui ne va duper personne. Un système qui tente de sauver les meubles depuis le début des manifestations qui ont juré la chute de tous ses symboles. Chez l’autre parti-appareil cloné sur le même topo du FLN, en l’occurrence le RND, la situation n’est pas différente, puisque tout est fait pour faire éloigner l’impopulaire ex. Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Le boulot est confié à son ex. homme de confiance, qui avait le titre de porte parole du parti, Seddik Chihab. Ce dernier, soutenu par des cadres du parti, à l’image de Belkacem Mellah, farouche opposant d’Ouyahia de longue date. Ouyahia tente de résister, mais jusqu’à quand ? Pas pour longtemps, d’autant que la justice s’en même en le convoquant (tribunal Sidi M’hamed) pour l’entendre dans des affaires en lien avec la dilapidation de deniers publics et trafic d’influence pour bénéficier de certains avantages. Le FLN et le RND tentent désespérément de faire peau neuve pour éviter le naufrage. Et, c’est peut être l’une des raisons qui pousse le système à résister encore, juste le temps de mettre en ordre les meubles de ses appareils.            

    Algérie : deux ex. chefs de régions militaires, Bey Saïd et Chentouf Habib, dans de sales draps

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C./synthèse agences
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    Un mandat de dépôt a été délivré à l'encontre de l'ancien commandant de la 2ème région militaire (RM), le général major Bey Saïd et un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de l'ancien commandant de la 1ère RM, le général major Chentouf Habib pour "dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre et infraction aux consignes de l'armée", a indiqué dimanche 21 avril 2019 la Cour d'appel militaire de Blida dans un communiqué. Pour rappel, les concernés ont été limogés de leurs postes à la tête de la 1ère et 2ème région militaire au mois d’août 2018 dans le sillage de l’affaire « El Bouchi », et aujourd’hui, après le départ des Bouteflika, qui leur ont certainement apporté une couverture en ces moments là, puisqu’ils n’ont pas été inquiétés en dehors de leur limogeage, les deux généraux-majors et ex. chefs de Régions militaires tombent dans le filet de la justice militaire. "Conformément aux dispositions de l'article 11 alinéa 3 du code de procédure pénale et, dans le strict respect de ses dispositions, le procureur général militaire près la Cour d'appel militaire de Blida, porte à la connaissance de l'opinion publique, que des poursuites judiciaires ont été engagées pour les chefs d’accusation de dissipation et recel d'armes et de munitions de guerre au profit de personnes non habilitées à les détenir et infraction aux consignes de l'armée, faits prévus et réprimés par les articles 295 et 324 du Code de justice militaire, à l'encontre des dénommés: Bey Saïd, Chentouf Habib et de toutes autres personnes que l'instruction viendrait à établir", a précisé la même source. Pour "la nécessité des enquêtes, le juge d'instruction, sur réquisition du procureur militaire de la République de Blida, a ordonné, à titre conservatoire, la saisie des armes et des munitions et a décerné un mandat de dépôt à l'encontre du dénommé Bey Saïd et un mandat d'arrêt à l'encontre du dénommé Chentouf Habib, pour violation des obligations du contrôle judiciaire auxquelles il est déjà soumis".

    Neuvième vendredi du mouvement populaire...apparition des gilets orange pour encadrer les manifestations

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
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    Le Hirak verra une nouveauté en ce neuvième vendredi de manifestations contre les symboles du système politiques. Il s’agit de l’apparition des « gilets orange », portés par quelques 200 volontaires, dont le rôle est d’assurer la sécurité des manifestations et faire en sorte de leur garder leur caractère pacifique. Une initiative qui a vu le jour après les violences qui ont eu lieu lors des manifestations du vendredi 12 avril, et après les déclarations du chef d’état-major de l’ANP, Ahmed Gaid Salah, qui avait laissé entendre que l’armée assurera la sécurité des manifestants. 200 gilets orange (des débardeurs) et un chapeau de couleur orange foncée ont été achetés pour les jeunes volontaires, qui sont chargés d'encadrer les marches en formant un collier séparant les manifestants des éléments de la sécurité, en particulier à la fin des marches, où l’on a enregistré des violences entre des jeunes et des policiers. Il est à noter que les jeunes du mouvement ont déjà lancé des initiatives et des campagnes qui ont contribué à mettre en valeur l'image civilisée des manifestants, notamment l'initiative des campagnes de nettoyage des rues après les manifestations et les équipes d'ambulances qui ont prouvé leur efficacité sur le terrain à plusieurs reprises.

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