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    Gaid Salah : l’organisation de l’élection présidentielle peut attendre, la lutte contre la corruption n’attendra pas

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
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    Dans son allocution, ce mardi 30 avril, à partir de l’Ecole Supérieure des Troupes Spéciales à Biskra, le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaid Salah, a avoué d’une manière tacite que le rendez-vous de l’élection présidentielle du 4 juillet ne peut pas se tenir dans le délai. « Dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plus tôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entrainer le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation », dira-t-il dans ce contexte. Tout en soulignant « la détermination de l’Armée Nationale Populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle ». On relève que la date de la présidentielle n’a pas été précisée, laissant implicitement entendre que le rendez-vous du 4 juillet est annulé, pas pour de bon, bien sûr, puisque l’on retient dans ce cadre que le Général de Corps d’Armée insiste sur l’impératif d’aller vers l’élection présidentielle le plus tôt possible, en engageant un travail pour réunir les conditions favorables. Non sans considérer que « ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification ». Mais le chemin pour y arriver est parsemé de bombes à retardement, que l’armée s’attelle à démanteler, précise le Général de Corps d’Armée. Et, « le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées (ces bombes à retardement) au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel ». Ajoutant dans ce sillage que « ces individus là, qui ont intentionnellement causé cette crise sont ceux-là même qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise ». sur le registre de la lutte contre la corruption, le détournement et la dilapidation des deniers publics, le Général de Corps d’Armée rappelle que « le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes et les pressions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes ». Tout en précisant que « les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ». Affirmant que « l’opération de la lutte contre la corruption n’est qu’à ses débuts et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs », le Général de corps d’armée a insisté « sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice ». Le Chef d’Etat-Major de l’ANP a assuré, à ce titre, que l'armée « demeurera vigilante, conformément aux revendications insistantes du peuple et de ce que lui confèrent la Constitution et les lois de la République, assumant sa responsabilité face à l’Histoire ».

    8 mai 45, la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie, l’horreur en Algérie

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Alors qu’en Algérie on n’est pas encore arrivé à criminaliser le colonialisme, un parti en Turquie a réagi, le 24 avril dernier, à la commémoration du « génocide arménien » en France, en proposant au parlement turc une législation pour instaurer en Turquie la date du 8 mai de chaque année comme journée de la commémoration du « génocide algérien », commis par la France. D’un autre côté, peut être pour contrer ce lourd qualificatif de « génocide », un collectif d'associations, de partis politiques et de syndicat a pris l’initiative d’appeler Macron, à l'occasion de la commémoration des massacres du 8 mai 1945, à des "gestes forts" de l'Etat français et à l'ouverture des archives. "Nous demandons l’ouverture de toutes les archives, l’inscription dans la mémoire nationale de ces événements par le biais de gestes forts des plus hautes autorités de l’Etat et un soutien à la diffusion de documentaires relatifs aux évènements dans l’Education nationale comme dans les médias publics", a indiqué lundi un communiqué du collectif composé de 31 associations, un syndicat "L'Union syndicale Solidaires" et six partis politiques, dont le Parti communiste français (PCF), Europe Ecologie les Verts (EELV) et Parti de Gauche (PG). Le même collectif, qui appelle à un rassemblement le 8 mai à la place du Chatelet à Paris, a estimé qu'il est "impossible" de célébrer l’anniversaire de la victoire contre le fascisme (la victoire des alliés sur l’Allemagne nazie lors de la seconde guerre mondiale) sans "vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai 1945 et les jours suivants". C’est-à-dire l’horreur, les assassinats commis contre des milliers de civils désarmés, sortis à Guelma, Kherrata et Sétif revendiquer la liberté dans le courant de la fièvre de la fin de la seconde guerre mondiale. "Amputer notre histoire commune par l’occultation de ce crime d’Etat ne permet pas à la France d’en finir avec la page coloniale de son histoire", a-t-il affirmé, demandant au président Emmanuel Macron qu'il faut aller "plus loin" en disant la vérité sur les massacres d'Algériens du 8 mai 1945. Au cours de sa campagne pour la présidentielle, le candidat Macron a déclaré à la chaîne de télévision algérienne Echourrouk TV, le 5 février 2017, à l’occasion de son déplacement en Algérie, que la colonisation est "un crime contre l’humanité". Interrogé par le journal numérique Mediapart, le 5 mai suivant, a annoncé : "Je prendrai des actes forts", rappelle-t-on.

    Torture morale et physique, non respect des droits…le cri de détresse des algériens détenus dans des prisons françaises

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Du jamais vu. Avant l’avènement du « Hirak », aucun algérien vivant à l’étranger ne souhaiterait être expulsé vers l’Algérie, mais les choses ont changé depuis un certain 22 février. De nombreux émigrés se préparent à renter au pays. Et, des algériens incarcérés dans des prisons françaises, dont le nombre est estimé à près de 2000 prisonniers, ont envoyé une correspondance à notre journal  « Directe Algérie Akhbar », à travers laquelle ils sollicitent une intervention des autorités et des avocats algériens pour qu’ils puissent être expulsés vers l’Algérie. « Parler de nous, faite partager ce message, on veut être expulsé vers notre pays, l’Algérie, car la France nous torture moralement, on mange mal, on vit mal en prison, parler aux avocats en Algérie, aider nous svp ya cha3b djazair 3awnouna, nahnou algeriens fel habss de France, la justice française habine yakatlouna, la justice de France veut tuer les Algériens qui sont en prison », voilà quelques phrases comme un cri du cœur lancé au peuple algérien pour aider ces algériens détenus dans des prisons françaises. On peut se demander ce qu’attendent nos représentations diplomatiques pour leur venir en aide ? Et les prisonniers de répondre dans leur missive que « les consulats algériens en France ne nous aide pas, ils ne viennent même pas dans les prisons pour savoir si nos sont respectés ». Des prisonniers algériens sont abandonnés à leur triste sort dans les prisons françaises, où le racisme s’expriment ouvertement d’une manière odieuse. Et le message qu’on veut faire parvenir aux autorités et aux avocats, c’est que, il y a un article de loi qui stipule que les algériens ont le droit être expulsé vers leur natal l'Algérie, mais la justice française ne veut pas appliquer cette loi s.v.p...S.O.S, lancent des prisonniers algériens. Ce qu’il faut, c’est que l’ambassade d’Algérie en France et les consulats algériens, ont le devoir de recenser les détenus algériens qui moisissent derrière les barreaux en France, et faire en sorte que leurs droits soient respectés. On voit bien que le mouvement populaire algérien, ou le « Hirak », a crée une vague de fierté jamais ressentie au sein de la communauté émigrée partout à travers le monde, particulièrement en France, où vivent des centaines de milliers d’algériens. « On ne se fait plus tout petit, vous nous avez redonné notre orgueil d’être algérien, nous marchons la tête haute depuis le 22 février 2019, on a repris de l’espoir de voir notre Algérie se développer, libéré des voleurs qui l’ont dépouillé, comme le disent si bien les manifestants (klitou labled ya sarakine) », disait des émigrés de retour au pays, juste pour participer à une manifestation du sourire. Et, il y a une autre catégorie d’émigrés, qui vivent derrière les barreaux, ces algériens qui séjournent dans les prisons françaises et qui ont été également touchés par cette révolution algérienne. Désormais, nombreux sont les algériens établis à l’étrangers qui veulent regagner le pays depuis cette date du 22 février, début des manifestations populaires qui ont ébranlé le régime. Ce régime qui a étouffé les algériens à l’intérieurs de leur pays et poussé des millions d’autres à s’auto-exiler, à la harga. Une harga qui ne fait plus l’actualité depuis cette date du 22 févirier.    

    Commerce: des gendarmes et des policiers pour protéger les agents de contrôle

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    La mission de contrôle des agents du commerce étant hautement risquée, le ministère du Commerce a dans ce sens conclu un accord avec la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et le Commandement de la Gendarmerie nationale visant à assurer leur protection au cours de l'accomplissement de leurs missions. Chose qui va leur permettre de mener leur travail sans avoir peur d’être agressé par les commerçants sans foi ni loi qui ne pensent qu’à se remplir les poches sur le dos des consommateurs, et gare à celui qui viendra leur dire halte à la vente de produits dangereux pour la santé ou discuter des prix abusifs fixés. Et, on serait bien avisé de mettre en pratique cet accord avant le ramadhan. En tout cas, cette protection s'inscrit dans le cadre de la plateforme de revendications soumises par les fonctionnaires du secteur du commerce à M. Djellab, qui les a transmis, à son tour, au Premier ministère pour examen. En outre, un accord principe a été donné pour bénéficier de primes au titre de la Caisse des revenues complémentaires, soit le bénéfice des revenues des amendes, qui sont le fruit de leur effort. Chose qui va également stimuler leur travail et ne rien laisser passer, puisqu’ils gagnent une partie des revenues des amendes.

    Algérie : candidats fantômes d’une élection présidentielle qui n’a aucune chance de se tenir

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    • Écrit par Ayoub C.
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    Qui sont ces candidats fantômes d’une élection présidentielle qui n’a aucune chance de se tenir à sa date annoncée, le 4 juillet prochain ? Si lors du précédent rendez-vous de l’élection présidentielle qui était prévu le 18 avril, les candidats à la candidature étaient surmédiatisés, la prochaine élection présidentielle annoncée pour le 4 juillet connait sur ce plan une approche totalement différente, presque aux antipodes de la première. Aucune chaîne de télévision ne montre les candidats qui se rendent au siège du Conseil constitutionnel pour le dépôt et le retrait des quotas de formulaires de souscription, comme on le faisait au dernier rendez-vous annulé. Mieux encore, on ne sait rien ou presque de l’identité des prétendants qui ont remis leurs lettres d’intention au Conseil constitutionnel. On donne seulement un nombre, un chiffre sans noms, 45 candidats à la candidature pour la présidentielle du 4 juillet, selon un bilan provisoire livré par un communiqué du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire. Les concernés ont pu bénéficier des quotas de formulaires de souscription, en application des dispositions légales en vigueur, ajoute le communiqué, relevant que l'opération se déroule dans de "bonnes conditions". Enfin, on parlait également d’un déroulement dans de bonnes conditions de l’élection présidentielle du 18 avril, qui fut stoppée brutalement, prouvant que rien ne se déroulait en fait dans de bonnes conditions.

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