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    Gaid Salah recadre le « hirak » et insiste sur la tenue de l’élection présidentielle

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Un premier couac significatif entre l’armée et le peuple. On n’en est pas encore à la fin de la lune de miel entre ‘El Djeich’ et ‘Chaab’, mais avec ce dernier discours du général de corps d'Armée, Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d'Etat-major de l'Armée nationale populaire (ANP), la cassure est probable dans le cas où le « hirak » ne corrige pas sa trajectoire. Gaid Salah a soutenu dans ce sens, ce lundi 20 mai à partir de Ouargla où il effectue une visite de travail, que « dans le cadre de cette harmonie (ndlr, entre le peuple et son armée), il est préférable que les marches se caractérisent par un niveau raisonnable et suffisant d’organisation et d’encadrement efficace pour faire émerger de vrais représentants ». Bien sûr, ce n’est pas encore le clash entre les deux parties, puisque le chef d’état major de l’ANP y va avec douceur, en soulignant qu’il est « préférable » que le « hirak » change de position, notamment en matière d’organisation et d’encadrement. Deux choses difficiles à réaliser, car si le « hirak » reste naturellement et relativement assez bien organisé, ses représentants restent le peuple en entier, du moins pour le moment. Personne n’oserait prétendre représenter le « hirak », très jaloux de son indépendance. Il y a des têtes qui émergent, mais ces mêmes têtes rappellent à chaque occasion qu’ils ne représentent pas le « hirak ». Comment faire alors ? Attendons le 14 e vendredi, peut être même avant, lors de la marche hebdomadaire des étudiants ce mardi 21 mai, pour avoir des réponses à ces propositions, qui ne sont pas faites par hasard, mais bien parce que les autorités foncent résolument et « rapidement » vers la mise en place de l'instance d'organisation et de supervision des élections présidentielles, comme le préconise dans son discours le chef d’état major de l’ANP. Pour leur éviter toute forme d’anarchie et de tomber dans le piège de l’infiltration par des individus ayant des plans suspects, relèvera-t-il, « il devient impératif de revoir la manière d’organiser ces manifestations et la nécessité de les encadrer par des personnes ayant un esprit nationaliste responsable, qui craignent Allah quand il s’agit de leur peuple, leur patrie et les institutions de leur Etat ». Non sans rejeter « certaines revendications irrationnelles, telle que l’exigence du départ collectif de tous les cadres de l’Etat, sous prétexte qu’ils représentent les symboles du système ». Pour M. Gaïd Salah, "il s’agit d’une revendication non objective et irraisonnable, voire dangereuse et malveillante, qui vise à déposséder les institutions de l’Etat de ses cadres et les dénigrer". Tout en prenant la défense de "ces cadres qui ont eu le mérite de servir leur pays à tous les niveaux, avec intégrité et dévouement, et nul n’a le droit de se substituer à la justice en leur proférant des accusations et en réclamant leur départ", a-t-il dit, relevant que "le but de ces instigateurs et ceux qui gravitent autour d’eux, est de barrer la route à toutes les solutions possibles et de plonger le pays dans une impasse politique préméditée afin d’atteindre leur objectif d’entrainer le pays vers le vide constitutionnel". Considérant, ainsi, que « dans ce cas, les manifestations populaires deviennent une monture facile pour ces individus afin de promouvoir des idées qui ne servent pas l’Algérie et qui ne se conforment nullement aux revendications populaires scandées ». Le chef d’état major de l’ANP a également donné une fin de non recevoir à l’appel des trois personnalités, Taleb, Yahia Abdennour et Benyelles, qui ont invité l’armée à ouvrir directement le dialogue avec les partis politiques et la société civile. Plaidant plutôt pour « un dialogue sérieux et constructif avec les institutions de l’Etat », avec « l’accompagnement permanent de l’ANP, qui s’est engagée à ne pas être partie prenante à ce dialogue escompté ». « Dans ce contexte, nous nous interrogeons sur l’absence flagrante des personnalités nationales, des élites et des compétences nationales face aux évènements et évolutions accélérés que connait notre pays et qui requièrent des propositions constructives à même de rapprocher les points de vue divergents », a-t-il encore souligné. Par la même occasion, M. Gaïd Salah a souligné, "l'importance des résultats obtenus dans la lutte contre la corruption dans notre pays qui constitue une revendication forte parmi les revendications populaires persistantes et légitimes".         

    Autorisation des importations de véhicules d’occasion, quand l’état fait sienne la campagne « Khaliha Tsadi »

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    • Écrit par Ayoub C.
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    Impensable il y a seulement quelques semaines, le retour de l'importation des véhicules d'occasion, de moins de trois ans d’âge, est quasi assuré après un interdit qui dure depuis 14 ans. C’est le ministre du Commerce, Saïd Djellab, qui a annoncé la nouvelle ce samedi 11 mai en marge en marge d'une rencontre d'évaluation avec les directeurs de son secteur. "L'un des objectifs de l'importation des véhicules d'occasion est de faire pression sur les prix des véhicules fabriqués localement. Cela va constituer un facteur externe favorisant la baisse des prix, et permettre de donner une chance au citoyen d'acquérir un véhicule selon ses moyens", a-t-il déclaré à la presse. Il est clair, donc, qu’on vise l’industrie locale du montage de véhicules ou de « gonflage des pneus » comme le qualifie les algériens, dont les intérêts seront mis à mal à travers cette décision. Une décision qui va mettre KO cette industrie locale, en contraignant les différentes marques à revoir à la baisse les prix pratiqués jusque-là, et encore si on peut trouver des clients. Des clients qui vont massivement se tourner vers l’importation des véhicules d’occasion, une formule de loin compétitive en matière de prix et de qualité, puisque les véhicules montés localement sont soupçonnés de très mauvaise qualité et affichant des prix jugés excessifs. Cela a donné lieu d’une campagne sur les réseaux sociaux « khaliha tsadi », invitant les acheteurs à freiner leur envie d’acquérir un véhicule à cause des prix inabordables pour de larges pans de la société. Le retour de l'importation des véhicules d'occasion se fera "dans le respect des normes et exigences techniques, environnementales et sécuritaires", souligne M. Djellab. Dans ce sens, il a expliqué que ce dispositif concernera exclusivement les véhicules de moins de trois ans, mais sans donner plus de détails sur ce dossier "en cours de maturation" et qui sera prêt dans moins d’un mois. La conception en cours d'élaboration par les ministères des Finances et du Commerce inclut également le passage par voie bancaire pour le paiement des véhicules importés ainsi que les tarifs douaniers à fixer pour ce genre de transaction. "Nous allons étudier tout les aspects de façon à ne pas altérer le pouvoir d'achat des citoyens afin de créer un marché automobile équilibré en Algérie", a expliqué le ministre. Cette nouvelle mesure s'inscrit dans le cadre d'une "vision globale" sur l'industrie des véhicules, en cours de préparation, qui prendra en charge notamment la problématique de l'assemblage CKD/SKD, dont la facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules touristiques a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, selon les chiffres des Douanes algériennes. Rappelons que l'importation des véhicules d'occasion de moins de 3 ans est interdite en vertu de la loi de finances complémentaire pour 2005.

    Abdelkader Bensalah et Gaid Salah mettent le cap sur l’élection présidentielle

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    "La voix du peuple a été entendue", avait souligné le chef de l’Etat, M. Abdelkader Bensalah, dans un discours à la Nation, ce dimanche 5 mai, à l’occasion du mois sacré. Appelant dans ce sens à un dialogue "intelligent, constructif et de bonne foi" qui reste "l'unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l'organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle". Dialogue et organisation de l’élection présidentielle, est-ce cela ce que demande le peuple ? Il est vrai que plusieurs partis adhèrent à cet appel au dialogue, mais le peuple dans son Hirak refuse ce dialogue avec les symboles du système, dont le chef de l’Etat, lui-même, en fait partie, et refuse qu’on parle d’élection présidentielle avec tant que les gangs sont au pouvoir, « la li intikhabat fi houkm el issabat », criaient les citoyens lors de la 11e manifestation. Quoi alors ? Bensalah fait-il la sourde oreille ? En tout cas, tout comme l’a répété à maintes reprises le chef d’état major de l’ANP, Gaid Salah, le chef de l’Etat a indiqué dans son discours que cette élection est "seule à même de permettre au pays de sortir définitivement et durablement de l’instabilité politique et institutionnelle". Soutenant encore qu’un président de la République issu d’une élection incontestable, aura, en effet, "toute la légitimité nécessaire et toutes les prérogatives requises pour concrétiser l’aspiration profonde au changement et satisfaire l’ensemble des revendications populaires légitimes". Cet appel, souligne le chef de l’Etat, s’adresse à "tous les acteurs nationaux, à l’ensemble des composantes de la classe politique, aux mouvances qui structurent la société civile et à tous ceux qui sont considérés comme exprimant les sentiments d’une frange de la société, ou de ses élites, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, notamment les jeunes et les femmes, de se mobiliser pour la réalisation de cet objectif stratégique national, seul à même de mener notre pays vers des lendemains sûrs et prospères". a-t-il mentionné. Allant plus loin encore, M. Bensalah parlera des modalités d’organisation, de contrôle et de supervision de ces élections dans toutes les phases de préparation, déroulement et de dénouement, "doivent être au cœur de ce dialogue et faire l’objet d’un large consensus". Pour M. Benslah "le processus de changement connaît, au quotidien, des avancées incontestables", signalant dans ce sens la lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics, a ainsi connu une accélération qui laisse entrevoir une prise en main déterminée par la Justice des dossiers qui ont défrayé la chronique. Oubliant ou feignant d’oublier que les revendications portent, elles, essentiellement sur le changement radical du système, « Trouhou gaa ».

    Transport aérien : perturbation annoncée des vols de et vers la France

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    • Écrit par Amine T
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    Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) qui a déposé un préavis de grève pour la période du 14 au 19 mai 2019, fait planer la menace de clouer les avions sur les tarmacs des aéroports en France.  Le transport aérien risque, ainsi, d'être fortement perturbé en France durant toute cette semaine. Ce mouvement social de grande ampleur, qui aurait lieu un an jour pour jour après les 15 jours de grève chez Air France qui avaient impacté des milliers de voyageurs au mois de mai 2018. Seulement, à la différence cette fois-ci que ce nouveau mouvement social ne concerne pas les conditions de travail des pilotes ou des revendications socioprofessionnelles, mais la disparition éventuelle de leur représentativité spécifique au sein d'une branche du transport aérien dans le cadre de la loi sur les mobilités (LOM). Ils craignent notamment une remise en question de la disparition de la caisse de retraite des personnels navigants (CRPN). Le syndicat national des pilotes de ligne (Air France, easyJet, Vueling...) a donc envoyé ce préavis de grève afin de faire pression sur le Premier ministre et la ministre des Transports. Les algériens qui planifient des voyages vers la France seraient bien avisés de prendre en considération cette menace de grève, en changeant leur projet de voyage ou tenter de rejoindre la France à partir d’autres aéroports européens et faire ensuite le trajet vers leurs destinations en France par route, dans le cas de déplacements urgents, bien sûr.

    Ex. DGSN Hamel : pourquoi avait-il besoin de se faire établir un passeport à Constantine ?

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    • Écrit par Mouloud M
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    Peut être que l'ancien Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, qui a comparu, ce jeudi 2 avril devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed à Alger, prévoyait-il cette mauvaise tournure des évènements. En témoigne de cette prédisposition au pire, ce recours qu’il a eu pour se faire établir un passeport à Constantine du temps même où il était à la tête de la DGSN et où il était, pourtant, dans toute sa puissance. L’ex. DGSN Hamel possède une résidence à Constantine, une villa à la nouvelle ville Ali Mendjeli, et il peut de ce fait établir un passeport dans son lieu de résidence. Jusque-là, donc, rien, d’étonnant, mais il faut quand même se demander s’il ne s’est pas fait établir des passeports là où il a une résidence, notamment à Alger. D’ailleurs, les doubles passeports semblent être un jeu favori des hommes du système, car ils savaient qu’ils ne vivaient dans un état fondé sur la loi et l’état de droit, puisqu’ils sont les premiers à ne respecter ni morale ni loi, tout comme les maîtres de la maison, et que tout pouvait d’un moment à l’autre basculer vers le pire. Rappelons dans ce sillage que l’ex. DGSN a été auditionné ce jeudi 2 avril dans l'affaire de la tentative d'introduction de 701 kg cocaïne au port d'Oran et dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des affaires relatives à "des activités illégales" et "trafic 'influence".

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