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    Autorisation des importations de véhicules d’occasion, quand l’état fait sienne la campagne « Khaliha Tsadi »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Impensable il y a seulement quelques semaines, le retour de l'importation des véhicules d'occasion, de moins de trois ans d’âge, est quasi assuré après un interdit qui dure depuis 14 ans. C’est le ministre du Commerce, Saïd Djellab, qui a annoncé la nouvelle ce samedi 11 mai en marge en marge d'une rencontre d'évaluation avec les directeurs de son secteur. "L'un des objectifs de l'importation des véhicules d'occasion est de faire pression sur les prix des véhicules fabriqués localement. Cela va constituer un facteur externe favorisant la baisse des prix, et permettre de donner une chance au citoyen d'acquérir un véhicule selon ses moyens", a-t-il déclaré à la presse. Il est clair, donc, qu’on vise l’industrie locale du montage de véhicules ou de « gonflage des pneus » comme le qualifie les algériens, dont les intérêts seront mis à mal à travers cette décision. Une décision qui va mettre KO cette industrie locale, en contraignant les différentes marques à revoir à la baisse les prix pratiqués jusque-là, et encore si on peut trouver des clients. Des clients qui vont massivement se tourner vers l’importation des véhicules d’occasion, une formule de loin compétitive en matière de prix et de qualité, puisque les véhicules montés localement sont soupçonnés de très mauvaise qualité et affichant des prix jugés excessifs. Cela a donné lieu d’une campagne sur les réseaux sociaux « khaliha tsadi », invitant les acheteurs à freiner leur envie d’acquérir un véhicule à cause des prix inabordables pour de larges pans de la société. Le retour de l'importation des véhicules d'occasion se fera "dans le respect des normes et exigences techniques, environnementales et sécuritaires", souligne M. Djellab. Dans ce sens, il a expliqué que ce dispositif concernera exclusivement les véhicules de moins de trois ans, mais sans donner plus de détails sur ce dossier "en cours de maturation" et qui sera prêt dans moins d’un mois. La conception en cours d'élaboration par les ministères des Finances et du Commerce inclut également le passage par voie bancaire pour le paiement des véhicules importés ainsi que les tarifs douaniers à fixer pour ce genre de transaction. "Nous allons étudier tout les aspects de façon à ne pas altérer le pouvoir d'achat des citoyens afin de créer un marché automobile équilibré en Algérie", a expliqué le ministre. Cette nouvelle mesure s'inscrit dans le cadre d'une "vision globale" sur l'industrie des véhicules, en cours de préparation, qui prendra en charge notamment la problématique de l'assemblage CKD/SKD, dont la facture d'importation des collections CKD destinées à l'industrie de montage des véhicules touristiques a atteint près de 3 milliards de dollars en 2018 contre 1,67 milliard de dollars en 2017, selon les chiffres des Douanes algériennes. Rappelons que l'importation des véhicules d'occasion de moins de 3 ans est interdite en vertu de la loi de finances complémentaire pour 2005.

    Transport aérien : perturbation annoncée des vols de et vers la France

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    • Écrit par Amine T
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    Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) qui a déposé un préavis de grève pour la période du 14 au 19 mai 2019, fait planer la menace de clouer les avions sur les tarmacs des aéroports en France.  Le transport aérien risque, ainsi, d'être fortement perturbé en France durant toute cette semaine. Ce mouvement social de grande ampleur, qui aurait lieu un an jour pour jour après les 15 jours de grève chez Air France qui avaient impacté des milliers de voyageurs au mois de mai 2018. Seulement, à la différence cette fois-ci que ce nouveau mouvement social ne concerne pas les conditions de travail des pilotes ou des revendications socioprofessionnelles, mais la disparition éventuelle de leur représentativité spécifique au sein d'une branche du transport aérien dans le cadre de la loi sur les mobilités (LOM). Ils craignent notamment une remise en question de la disparition de la caisse de retraite des personnels navigants (CRPN). Le syndicat national des pilotes de ligne (Air France, easyJet, Vueling...) a donc envoyé ce préavis de grève afin de faire pression sur le Premier ministre et la ministre des Transports. Les algériens qui planifient des voyages vers la France seraient bien avisés de prendre en considération cette menace de grève, en changeant leur projet de voyage ou tenter de rejoindre la France à partir d’autres aéroports européens et faire ensuite le trajet vers leurs destinations en France par route, dans le cas de déplacements urgents, bien sûr.

    Ex. DGSN Hamel : pourquoi avait-il besoin de se faire établir un passeport à Constantine ?

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    • Écrit par Mouloud M
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    Peut être que l'ancien Directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général-major Abdelghani Hamel, qui a comparu, ce jeudi 2 avril devant le Procureur de la République près le tribunal de Sidi M'hamed à Alger, prévoyait-il cette mauvaise tournure des évènements. En témoigne de cette prédisposition au pire, ce recours qu’il a eu pour se faire établir un passeport à Constantine du temps même où il était à la tête de la DGSN et où il était, pourtant, dans toute sa puissance. L’ex. DGSN Hamel possède une résidence à Constantine, une villa à la nouvelle ville Ali Mendjeli, et il peut de ce fait établir un passeport dans son lieu de résidence. Jusque-là, donc, rien, d’étonnant, mais il faut quand même se demander s’il ne s’est pas fait établir des passeports là où il a une résidence, notamment à Alger. D’ailleurs, les doubles passeports semblent être un jeu favori des hommes du système, car ils savaient qu’ils ne vivaient dans un état fondé sur la loi et l’état de droit, puisqu’ils sont les premiers à ne respecter ni morale ni loi, tout comme les maîtres de la maison, et que tout pouvait d’un moment à l’autre basculer vers le pire. Rappelons dans ce sillage que l’ex. DGSN a été auditionné ce jeudi 2 avril dans l'affaire de la tentative d'introduction de 701 kg cocaïne au port d'Oran et dans le cadre des enquêtes ouvertes sur des affaires relatives à "des activités illégales" et "trafic 'influence".

    Abdelkader Bensalah et Gaid Salah mettent le cap sur l’élection présidentielle

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    • Écrit par Ayoub C.
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    "La voix du peuple a été entendue", avait souligné le chef de l’Etat, M. Abdelkader Bensalah, dans un discours à la Nation, ce dimanche 5 mai, à l’occasion du mois sacré. Appelant dans ce sens à un dialogue "intelligent, constructif et de bonne foi" qui reste "l'unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l'organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle". Dialogue et organisation de l’élection présidentielle, est-ce cela ce que demande le peuple ? Il est vrai que plusieurs partis adhèrent à cet appel au dialogue, mais le peuple dans son Hirak refuse ce dialogue avec les symboles du système, dont le chef de l’Etat, lui-même, en fait partie, et refuse qu’on parle d’élection présidentielle avec tant que les gangs sont au pouvoir, « la li intikhabat fi houkm el issabat », criaient les citoyens lors de la 11e manifestation. Quoi alors ? Bensalah fait-il la sourde oreille ? En tout cas, tout comme l’a répété à maintes reprises le chef d’état major de l’ANP, Gaid Salah, le chef de l’Etat a indiqué dans son discours que cette élection est "seule à même de permettre au pays de sortir définitivement et durablement de l’instabilité politique et institutionnelle". Soutenant encore qu’un président de la République issu d’une élection incontestable, aura, en effet, "toute la légitimité nécessaire et toutes les prérogatives requises pour concrétiser l’aspiration profonde au changement et satisfaire l’ensemble des revendications populaires légitimes". Cet appel, souligne le chef de l’Etat, s’adresse à "tous les acteurs nationaux, à l’ensemble des composantes de la classe politique, aux mouvances qui structurent la société civile et à tous ceux qui sont considérés comme exprimant les sentiments d’une frange de la société, ou de ses élites, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, notamment les jeunes et les femmes, de se mobiliser pour la réalisation de cet objectif stratégique national, seul à même de mener notre pays vers des lendemains sûrs et prospères". a-t-il mentionné. Allant plus loin encore, M. Bensalah parlera des modalités d’organisation, de contrôle et de supervision de ces élections dans toutes les phases de préparation, déroulement et de dénouement, "doivent être au cœur de ce dialogue et faire l’objet d’un large consensus". Pour M. Benslah "le processus de changement connaît, au quotidien, des avancées incontestables", signalant dans ce sens la lutte contre la corruption et la dilapidation des deniers publics, a ainsi connu une accélération qui laisse entrevoir une prise en main déterminée par la Justice des dossiers qui ont défrayé la chronique. Oubliant ou feignant d’oublier que les revendications portent, elles, essentiellement sur le changement radical du système, « Trouhou gaa ».

    Gaid Salah : l’organisation de l’élection présidentielle peut attendre, la lutte contre la corruption n’attendra pas

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    • Écrit par Amine T
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    Dans son allocution, ce mardi 30 avril, à partir de l’Ecole Supérieure des Troupes Spéciales à Biskra, le Général de Corps d’Armée, Ahmed Gaid Salah, a avoué d’une manière tacite que le rendez-vous de l’élection présidentielle du 4 juillet ne peut pas se tenir dans le délai. « Dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plus tôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entrainer le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation », dira-t-il dans ce contexte. Tout en soulignant « la détermination de l’Armée Nationale Populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle ». On relève que la date de la présidentielle n’a pas été précisée, laissant implicitement entendre que le rendez-vous du 4 juillet est annulé, pas pour de bon, bien sûr, puisque l’on retient dans ce cadre que le Général de Corps d’Armée insiste sur l’impératif d’aller vers l’élection présidentielle le plus tôt possible, en engageant un travail pour réunir les conditions favorables. Non sans considérer que « ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification ». Mais le chemin pour y arriver est parsemé de bombes à retardement, que l’armée s’attelle à démanteler, précise le Général de Corps d’Armée. Et, « le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées (ces bombes à retardement) au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel ». Ajoutant dans ce sillage que « ces individus là, qui ont intentionnellement causé cette crise sont ceux-là même qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise ». sur le registre de la lutte contre la corruption, le détournement et la dilapidation des deniers publics, le Général de Corps d’Armée rappelle que « le Haut Commandement de l’Armée Nationale Populaire veille à l’accompagnement de la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes et les pressions, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes ». Tout en précisant que « les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux ». Affirmant que « l’opération de la lutte contre la corruption n’est qu’à ses débuts et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs », le Général de corps d’armée a insisté « sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice ». Le Chef d’Etat-Major de l’ANP a assuré, à ce titre, que l'armée « demeurera vigilante, conformément aux revendications insistantes du peuple et de ce que lui confèrent la Constitution et les lois de la République, assumant sa responsabilité face à l’Histoire ».

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