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17e vendredi des manifestations en Algérie : de « Yetnahaw gaâ » à « gaâ fel Harrach »

L’appétit vient en mangeant, dit l’adage qui, vraisemblablement, s’applique à merveille aux manifestations en Algérie. Au départ, lors de la première manifestation le 22 février dernier, et deux ou trois vendredis après, la revendication du Hirak était « pas de 5e mandat pour Bouteflika », puis les exigences ont évolué au fil du temps, passant à « pas de prolongation du mandat de Bouteflika », puis vers « le départ des 4B », puis « Yetnahaw gaâ » et aujourd’hui le mouvement populaire veut mettre tous les symboles de l’ancien régime à la prison d’El Harrach, en scandant ce 17e vendredi « gaâ fel Harrach ». C’est que ce 17e vendredi intervient après une semaine qui a connu une accélération des incarcérations de hauts responsables, dont deux ex. Premier ministre, et autres hommes d’affaires et leurs proches impliqués dans des affaires de corruption, de dilapidation de deniers publics et de trafic d’influences. Pour le 17e vendredi consécutif, donc, des marches pacifiques ont été organisées dans plusieurs wilayas du pays pour réclamer un "changement radical" et saluer les dernières décisions de la justice. « Klitou labled ya sarrakine » (vous avez dépouillé le pays, voleurs), scandaient les manifestants. Certains demandent de juger l’ex. président de la République, Bedoui et Bensalah. Les manifestants, tout en affichant leur satisfaction suite à l'arrestation de certains responsables, ont réclamé la poursuite de la lutte contre la corruption et les corrompus. Et la semaine prochaine sera également riche en incarcérations, notamment avec la présentation de Djamel Ould Abbes et Said Barkat. La justice accélère le traitement des dossiers de la Issaba (la bande), dans le but évident de passer à d’autres étapes, dont l’installation de l’instance qui veillera à l’organisation de l’élection présidentielle.

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