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La démission sans bruit de Nasser Bouteflika

Il y a peut être tout ce bruit judiciaire autour de l’incarcération de l’ex Premier ministre Ahmed Ouyahia qui a un peu voilé ce départ d’un symbole du système, qui part comme il a toujours vécu, en toute discrétion. La démission du frère de l’ex. président algérien Abdelaziz Bouteflika, Nasser Bouteflika, n'a pas fait l'objet d'une grande attention tant en Algérie que dans le monde arabe, bien qu'il soit l'un des symboles les plus importants de l'ancien régime, visé par le Hirak depuis plusieurs semaines. Nasser Bouteflika, a démissionné mardi 12 juin de son poste de secrétaire général du ministère de la Formation professionnelle, plus de deux mois après la démission de son frère aîné de la présidence algérienne et plus d'un mois après l'emprisonnement de son frère cadet Saïd Bouteflika. Pourtant, Nasser était l'une des personnalités les plus importantes du cercle du président Abdelaziz Bouteflika depuis son accession au pouvoir en 1999, malgré ses apparitions rares dans les médias. Le poste qu’il occupait était, on pouvait le deviner, seulement une couverture, car son influence dépassait les pouvoirs du ministère, pour contrôler le fonctionnement du pays et gérer plusieurs dossiers politiques. Certains affirment même qu’il avait plus d’influence que son frère cadet, Saïd, plus médiatisé et plus connu par les algériens. Il a également supervisé le dossier de santé de son frère aîné. Contrairement à ses deux frères, Abdelaziz et Saïd, Nasser n’était pas directement ciblé par les manifestants, et son nom n’a jamais été cité parmi les symboles de l’ancien régime dont le départ est exigé par le mouvement populaire, même s’il est un pilier de l’ancien régime.

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