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    La Chine, ou « l’usine du monde »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Anis Z.
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    De première victime du coronavirus, la Chine est devenue le principal fournisseur en matériel sanitaire de plusieurs pays à travers la planète. « L’usine du monde », voilà comment on appelle ce pays, en raison de l’approvisionnement de l’Europe, l’Amérique et l’Afrique, en masques, en lunettes, en blouses de protection, en gants, kits de test et autres ventilateurs. Aujourd’hui, certains pays exploitent leur bonne relation avec la Chine pour se faire servir en premier, alors que plusieurs autres pays recourent à des intermédiaires en Chine pour garantir les livraisons du matériel sanitaire qui s’arrache par tous. Au bout de la chaîne, les usines chinoises de matériel médical tournent à plein régime, 24h/24, pour répondre à la demande de fournitures médicales de première nécessité, qui continue de monter en flèche, et qui affluent de plus de 40 pays, dont l’Algérie, la France, l’Italie, le Royaume-Uni, la Mongolie et l’Ukraine. Selon des médias chinois, depuis février, 12 000 nouvelles entreprises en Chine ont commencé à produire des masques et des ventilateurs, ce qui porte leur total à 53 000, dont plus de 17 420 sont des exportateurs certifiés. Déjà, même en dehors de la pandémie du covid-19, la Chine assurait près de 50 % l’approvisionnement mondial en matériel sanitaire.

    Classement RSF de la « Liberté de la presse dans le monde en 2020 » : l’Algérie à la 146e place

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Alors que dans son classement en matière de « liberté de la presse dans le monde en 2020 », rendu public le mardi 21 avril, l’ONG Reporters sans frontières (RSF) a positionné l’Algérie à la 146e place, sur 180 pays, le ministre conseiller à la communication, porte-parole officiel de la présidence de la République, Belaïd Mohand Oussaïd, a mis en avant, le même jour, les efforts consentis pour l'édification d'un Etat de droit, soulignant le soutien du Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, à la liberté de la presse à travers l'encouragement de la formation et du professionnalisme. « Le Président Tebboune soutient fermement la liberté de la presse à travers l'encouragement de la formation et du professionnalisme, et l'accés des journalistes aux institutions », a déclaré M. Belaïd Mohand Oussaïd lors d'une conférence de presse. Il a relevé toutefois que cette liberté obéit à trois règles à savoir "le respect de la loi sur l'information, de l'éthique et des mœurs générales qui sont les limites de la liberté de la presse en Algérie".  Répondant, justement, à une question sur l'arrestation de certains journalistes et la pression exercée sur certains journaux, le ministre a déclaré que "l'Algérie s’attèle à l’édification d’un Etat de droit et il existe des pratiques auxquelles se sont habituées certains, des pratiques qui n’ont pas de place dans un Etat de droit". Il a mis souligné, à ce titre, "l'encouragement total à la liberté de la presse en Algérie", soutenant qu'aucun pays dans la région arabe ou en Afrique ne dispose d’autant de médias, de sites électroniques et de chaînes de télévisions privées". Notons que le classement de RSF a positionné la Tunisie à la 72e place, le Maroc à la 133e place, la Libye à la 164e place et l’Egypte à la 166e place. Les deux pays africains les mieux classés sont le Ghana (30e place) et l’Afrique du Sud (31e place), mieux lotis que de nombreux pays qui ont une vieille tradition démocratique et de liberté d’expression. Alors que les 5 premiers pays, champions de la liberté de la presse, sont respectivement la Norvège en haut du podium, suivi de la Finlande, le Danemark, la Suède et les Pays-Bas…la France arrive à la 34e place, le Royaume-Uni à la 35e place et les Etats-Unis à la 45e place.

    L’île de Cabrera algérienne ou espagnole ?

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    Les algériens jubilent sur les réseaux sociaux, ces deux derniers jours : l’île de Cabrera fait désormais partie intégrante de l’Algérie. Vrai ou faux ? Il y a du vrai et du faux dans cette affirmation. Selon un point de vue officiel des algériens, l’île de Cabrera se situe dans ses eaux territoriales en Méditerranée. Et, c’est ce qui a été fait, en avril 2018, lorsque l'Algérie a décidé unilatéralement de retracer la délimitation de ses eaux territoriales en Méditerranée qui jouxtent l’archipel des Baléares. La délimitation de la zone économique exclusive établie par l’Algérie au large de ses côtes englobe une partie des eaux du parc national de l’île de Cabrera. A quelques brasses à la nage des côtes de Majorque. Cela éviterait à l’avenir aux harragas algériens les longues traversées de la Méditerranée, car ils n’ont plus qu’à se rendre sur l’île de Cabrera et rejoindre à l’aise l’île de Majorque ou d’autres îles des Baléares, l’Espagne en somme. Pour le moment, l’île de 15, 69 km2, un parc terrestre et maritime protégé depuis 1991, est déserte, sans aucun habitant, mais cela ne saurait tarder pour qu’elle soit peuplée quand l’Algérie en aura officiellement la souveraineté. Car, Madrid est en désaccord avec l'Algérie sur le tracé de la frontière maritime entre les deux pays en Méditerranée, selon les propos de la chef de la diplomatie espagnole qui devait se rendre le mercredi 26 février à Alger pour discuter, justement de ce tracé de la frontière. Le rendez-vous a été annulé et une tension semble s’installer dans les relations entre les deux pays. Pas seulement à cause de ce tracé des frontières maritimes mais également à cause des positions de l’Espagne dans le dossier du Sahara occidentale, l’une de ses colonies. Rappelons, donc, que l'Algérie a décidé unilatéralement en avril 2018 d'une nouvelle délimitation de ses eaux territoriales en Méditerranée qui touche à l'archipel espagnol des Baléares. Selon le quotidien El Pais, le nouveau tracé englobe même l'île de la Cabrera, située à une dizaine de kilomètres au sud de l'île de Majorque. Dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a «répondu à cette prétention, car pour le moment c'est une prétention algérienne», a déclaré la ministre. Selon le droit maritime international, a-t-elle déclaré, «quand tes eaux territoriales chevauchent celles de ton voisin, cela doit donner lieu à négociation, et dans la pratique, ces négociations durent très longtemps». «Ce que nous avons fait est d'exprimer notre désaccord (pour) obliger l'autre partie à démarrer une négociation. Et cette négociation, depuis 2018, n'a pas eu lieu», a-t-elle expliqué. La question des frontières maritimes est également un sujet de désaccord entre l'Espagne et le Maroc, où Mme Gonzalez Laya s'est rendue fin janvier. Il faut, ainsi, attendre l’aboutissement des négociations, qui n’ont pas encore démarré, pour affirmer que l’île de Cabrera est algérienne.

    Le jeûne au temps du coronavirus, c’est comment ?

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    • Écrit par Ayoub C.
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    Sous tension des dures conditions du confinement, les musulmans se préparent à accueillir le ramadhan 2020, qui devrait débuter le 24 ou le 25 avril. C’est un ramadhan qui ne sera pas comme les autres. En sus de l’épreuve du jeûne, il y a cette autre épreuve du confinement, qui risque de ne pas tenir route face à une volonté manifeste des populations de passer outre toutes les règles préventives malgré les appels insistants pour le strict respect du confinement, dont l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui se mêle du sujet en conseillant la limitation des célébrations religieuses collectives, faisant référence aux prières de Tarawih, de la Nuit du Destin (Laylat El Qadr) ou encore de l’Aïd Al Fitr, qui marque la fin du mois de ramadhan et où les rencontres massives avec pleins d’embrassades des vœux de l’Aïd. Les mesures anti-coronavirus pourront-ils obliger les algériens, ainsi que tous les musulmans à travers la planète, à contrevenir aux règles traditionnelles, sociales et religieuses ? Que sera le ramadhan sans prières des Tarawih, qui rassemblaient des milliers de fidèles après la prière du « Icha », sans veillées nocturnes, sans balades de shopping précédents l’heure de la rupture du jeûne et d’autres habitudes qui accompagnent généralement ce mois sacré, où le rythme de la vie change du tout au tout ? Le ramadhan 2020 ne sera pas comme les autres. Au point de ne pouvoir imaginer comment sera la vie, interdite de nuit, durant cette période de confinement. Plus dur encore à imaginer pour les Blidéens, où le confinement est total, 24h/24h. Durant le ramadhan, en temps normal, le confinement dans la journée est presque naturel pour la plupart des jeûneurs, puisque le bouillonnement de la vie bascule vers la nuit, quand les ventres pleins laissent place aux soirées galvanisantes. Et, c’est ce qui va manquer durant ce mois de ramadhan. Du moins jusqu’au 29 avril. En attendant la décision des autorités sur ce registre, une autre prolongation ou du nouveau en la matière ? C’est selon l’évolution de la propagation du coronavirus, qui connait une situation stable en Algérie, et qui pourrait conduire à un allègement des règles de confinement. Mais, cela reste tributaire du comportement des citoyens durant les 5 ou 6 premiers jours du ramadhan, avant d’arriver au 29 avril, date à laquelle on décidera de la prolongation du confinement ou d’une autre décision moins contraignante. Si les règles préventives édictées en matière de confinement, de distanciation sociale et de mesures d'hygiène, sont respectées, on peut s’attendre à une sortie progressive du confinement, sinon c’est le contraire qui serait attendu, car le non- respect des règles en question peut influer dangereusement sur la trajectoire de cette épidémie, jusque-là contenue. Quel que soit le changement qui impactera les traditions, rien ne peut enlever sa spiritualité au mois sacré, et cela n’empêche pas de souhaiter un « ramadhan karim » à tous les musulmans.          

    Affaires de corruption : appels insistants à convoquer au tribunal l’ex. président Bouteflika

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Rania Z.
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    Les appels à convoquer l’ex. président Bouteflika devant la barre du tribunal se font de plus en plus insistants ces derniers jours. Après l’ex. ministre de l’Information, Abdelaziz Rahabi, qui a estimé que Bouteflika «a une responsabilité dans la corruption» et devrait être jugé au moins «symboliquement» en raison de sa condition de santé, c’est au tour de l’ex. Premier ministre Abdelmalek Sellal de demander la présence à la barre des témoins de l’ex. président Bouteflika. Sellal, qui comparaissait dimanche 1 er mars devant la Cour d’appel, au côté de Ouyahia, avait clairement demandé que l’ex. président soit cité comme témoin dans l’affaire de l’industrie de montage automobile et du financement occulte de la campagne présidentielle 2019 pour un cinquième mandat. Moi je ne faisais qu’appliquer le programme du président, et c’est à lui de venir répondre de beaucoup de questions, avait-il soutenu devant le juge. La tactique est clair, Sellal ne veut pas accuser ouvertment l’ex. président, il demande seulement qu’il soit cité en tant témoin, pour mettre dans l’embarras les juges, peut être. Car, il est dans son plein droit de demander que l’ex. président, premier responsable du pays et son responsable direct, soit cité en tant que témoin. Et si le témoin ne se présente pas à la barre, le procès sera tout simplement amputé de l’essentiel. Pour rappel, le procès en appel de l’Affaire de Bouteflika, impliquant les deux anciens Premiers ministres Abdelmalek Sellal et Ahmed Ouyahia, les ministres Abdelghani Zaalane, Mahdjoub Bedda, Youcef Yousfi et les hommes d’affaires les plus influents de l’ère Bouteflika, Ali Haddad, Ahmed Mazouz, Hassan Larbaoui, Mohamed Bairi, s’est ouvert dimanche 1er mars à la Cour d’appel de Ruisseau à Alger après avoir été reporté à deux reprises. Les mis en cause sont poursuivis pour «dilapidation et utilisation de fonds de banques», «blanchiment d’argent», «transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite» et «incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges». Le 10 décembre 2019, le tribunal de Sidi M’Hamed a condamné Ahmed Ouyahia à une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de deux millions de dinars, quand Abdelmalek Sellal a écopé d’une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars (7.600 euros). Alors que les ministres Yousfi Youcef et Bedda Mahdjoub ont été condamnés à 10 de prison ferme.

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