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    La bleue fait déjà ses première victimes : 12 personnes décédées par noyade durant la première quinzaine de juin

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    La mer est source de bienfaits. Mais aussi elle constitue un danger mortel pour les estivants. Un premier bilan macabre en ce début d’été le montre. Douze (12) personnes sont décédées par noyade en mer durant la période du 1er au 14 juin 2019, dont 09 au niveau de plages interdites à la baignade, selon un bilan diffusé samedi par la Protection civile. Le bilan relève également que 1.323 personnes ont été sauvées de la noyade dont 363 ont été traitées sur place au niveau des postes de secours des plages pour différents type de blessures et 153 blessés ont été évacués vers les structures sanitaires. Selon la même source, la principale cause des noyades reste la baignade dans des plages interdites ou en dehors des heures de surveillance, c'est-à-dire en l'absence des éléments de la Protection civile chargés de la surveillance des plages et des baignades. Pour éviter les pertes des vies humaines, la Protection civile rappelle que "la règle d'or reste la prévention". C'est pourquoi, les services de la Protection civile multiplient les campagnes de sensibilisation menées à travers les plages par les dispositifs de surveillances mis en place. Ces campagnes visent à "inculquer aux citoyens la culture du risque de noyade au niveau des plages", a-t-on expliqué. Les services de la Protection civile en appellent, à ce titre, à la conscience des citoyens pour éviter la perte en vie humaine, soulignant que "savoir nager n'est pas un gage de sécurité".

    17e vendredi des manifestations en Algérie : de « Yetnahaw gaâ » à « gaâ fel Harrach »

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M
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    L’appétit vient en mangeant, dit l’adage qui, vraisemblablement, s’applique à merveille aux manifestations en Algérie. Au départ, lors de la première manifestation le 22 février dernier, et deux ou trois vendredis après, la revendication du Hirak était « pas de 5e mandat pour Bouteflika », puis les exigences ont évolué au fil du temps, passant à « pas de prolongation du mandat de Bouteflika », puis vers « le départ des 4B », puis « Yetnahaw gaâ » et aujourd’hui le mouvement populaire veut mettre tous les symboles de l’ancien régime à la prison d’El Harrach, en scandant ce 17e vendredi « gaâ fel Harrach ». C’est que ce 17e vendredi intervient après une semaine qui a connu une accélération des incarcérations de hauts responsables, dont deux ex. Premier ministre, et autres hommes d’affaires et leurs proches impliqués dans des affaires de corruption, de dilapidation de deniers publics et de trafic d’influences. Pour le 17e vendredi consécutif, donc, des marches pacifiques ont été organisées dans plusieurs wilayas du pays pour réclamer un "changement radical" et saluer les dernières décisions de la justice. « Klitou labled ya sarrakine » (vous avez dépouillé le pays, voleurs), scandaient les manifestants. Certains demandent de juger l’ex. président de la République, Bedoui et Bensalah. Les manifestants, tout en affichant leur satisfaction suite à l'arrestation de certains responsables, ont réclamé la poursuite de la lutte contre la corruption et les corrompus. Et la semaine prochaine sera également riche en incarcérations, notamment avec la présentation de Djamel Ould Abbes et Said Barkat. La justice accélère le traitement des dossiers de la Issaba (la bande), dans le but évident de passer à d’autres étapes, dont l’installation de l’instance qui veillera à l’organisation de l’élection présidentielle.

    L’ex-Président tunisien Marzouki suggère à l’armée soudanaise de suivre l’exemple des armées algérienne et tunisienne

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Mouloud M/synthèse agences
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    Voilà un homme politique qui ne mâche pas ses mots. L’ex-Président tunisien Moncef Marzouki a suggéré à l’armée soudanaise de suivre l’exemple de ses consœurs tunisienne et algérienne qui se sont rangées au côté de leur peuple et l’ont protégé. Il l’a en même temps mise en garde contre toute soumission à Riyad, Abou Dhabi et le Caire, les trois têtes de "l’axe du mal arabe",  qui pourrait hypothéquer la souveraineté nationale du Soudan. Cela conforte surtout la position de l’armée algérienne, parfois ciblée par des critiques malveillantes, pour pousser justement la situation au chaos, et on comprend mieux ce qui se passe dans la tête des dirigeants de ces pays ennemis de la démocratie. 

    Suite aux événements sanglants ayant marqué les manifestations populaires au Soudan, Moncef Marzouki, l’ex-Président tunisien, a appelé lundi 3 mai l’armée soudanaise, qui a réprimé dans le sang la manifestation pacifique du peuple soudanais, à prendre exemple sur les armées tunisienne et algérienne qui ont pris le parti du peuple et qui l’ont protégé.s’exprimant sur la chaïne Qatarie El Jazeera, l’ex-chef d’État a pointé du doigt le rôle de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de l’Égypte dans la tragédie qui secoue actuellement le Soudan. Il a par ailleurs attiré l’attention du Conseil militaire soudanais sur les graves conséquences, pour la sécurité du pays, d’une allégeance de sa part à des puissances étrangères.

    «Ce qui se passe actuellement au Soudan était tout à fait prévisible, je craignais qu’une tragédie arrive et malheureusement c’est le cas», a-t-il déclaré. «Les institutions militaires dans tous les pays arabes, dont le Soudan, ont devant elles l’exemple de l'armée tunisienne, et algérienne je l'espère, qui, elle, a su protéger le peuple et la révolution et refusé d’être instrumentalisée par des tyrans», a-t-il ajouté, suggérant au haut commandement militaire soudanais de s’y référer.

    Selon M.Marzouki, la tournure sanguinaire qu’a prise la révolution populaire au Soudan était prévisible, car «quand vous regardez où les dirigeants de ce conseil putschiste [les dirigeants du Conseil militaire soudanais, ndlr] sont partis et avec qui ils se sont entretenus [l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Égypte, ndlr], vous comprenez qu’ils sont allés donner des informations sur la situation et recevoir les instructions». «Le fait qu’ils aient pris la décision de maintenir l’engagement de 10.000 soldats soudanais au Yémen, cela indique qu’ils ont choisi leur camp».

    Expliquant les enjeux géopolitiques qui pèsent sur le déroulement des événements au Soudan, l’ex-chef d’État a indiqué qu’«avant c’était les puissances coloniales occidentales qui menaçaient l’indépendance de nos pays, mais actuellement à l’intérieur du monde arabe il y a ce trio de "l’axe du mal" qui s’est autoproclamé tuteur sur tous les pays arabes, et s’ingère avec insolence». «Il s’ingère au Soudan, en Libye, au Yémen, en Syrie et en Tunisie avec les médias et l’argent sale», a-t-il ajouté, soulignant qu’«ils ont même eu l’insolence de s’ingérer dans des pays forts qui ont leur pouvoir et leur légitimité comme l’Algérie et le Maroc».

    Tout en lançant qu’actuellement il y a un vrai complot contre les révolutions des peuples arabes qui vise à les faire avorter, Moncef Marzouki a affirmé que ce qui fait peur à ces puissances étrangères est «que si la démocratie s’installe, cela permettra l’arrivée au pouvoir de dirigeants qui travailleront pour l’intérêt de leurs peuples et non pour celui de pays tiers, et ça ils le refusent».

    En conclusion, l’ex-Président de la République tunisienne a soutenu que «la cause du peuple soudanais ne se résume plus à la question des droits, mais il doit même se battre pour récupérer sa souveraineté nationale et l’indépendance de la décision politique». Il a dans le même sens mis en garde le haut commandement de l’armée soudanaise contre les graves risques que son rapprochement avec Riyad, Abou Dhabi et Le Caire font peser sur l’indépendance du pays.

    La démission sans bruit de Nasser Bouteflika

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Ayoub C.
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    Il y a peut être tout ce bruit judiciaire autour de l’incarcération de l’ex Premier ministre Ahmed Ouyahia qui a un peu voilé ce départ d’un symbole du système, qui part comme il a toujours vécu, en toute discrétion. La démission du frère de l’ex. président algérien Abdelaziz Bouteflika, Nasser Bouteflika, n'a pas fait l'objet d'une grande attention tant en Algérie que dans le monde arabe, bien qu'il soit l'un des symboles les plus importants de l'ancien régime, visé par le Hirak depuis plusieurs semaines. Nasser Bouteflika, a démissionné mardi 12 juin de son poste de secrétaire général du ministère de la Formation professionnelle, plus de deux mois après la démission de son frère aîné de la présidence algérienne et plus d'un mois après l'emprisonnement de son frère cadet Saïd Bouteflika. Pourtant, Nasser était l'une des personnalités les plus importantes du cercle du président Abdelaziz Bouteflika depuis son accession au pouvoir en 1999, malgré ses apparitions rares dans les médias. Le poste qu’il occupait était, on pouvait le deviner, seulement une couverture, car son influence dépassait les pouvoirs du ministère, pour contrôler le fonctionnement du pays et gérer plusieurs dossiers politiques. Certains affirment même qu’il avait plus d’influence que son frère cadet, Saïd, plus médiatisé et plus connu par les algériens. Il a également supervisé le dossier de santé de son frère aîné. Contrairement à ses deux frères, Abdelaziz et Saïd, Nasser n’était pas directement ciblé par les manifestants, et son nom n’a jamais été cité parmi les symboles de l’ancien régime dont le départ est exigé par le mouvement populaire, même s’il est un pilier de l’ancien régime.

    Selon ‘African Crisis Group’, le Hirak pourrait contribuer au changement de l’Afrique

    • Catégorie : actualités
    • Écrit par Amine T
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    Le directeur général d'African Crisis Group, Sekou Koureyssi Condé, qui a participé aux débats organisé mardi 11 juin par le ‘Le Monde Afrique’, a expliqué l'impact du mouvement populaire algérien sur l'Afrique en estimant qu'il est porteur de "beaucoup d'espoirs". "Nous suivons le Hirak avec beaucoup d'intérêt et nous souhaitons que ce qui va aboutir va contribuer aux changements de l'Afrique", a-t-il dit, soulignant que la normalisation en Algérie "va permettre une meilleure lecture de la part des pays africains". Une nouvelle Algérie se dessine après le Hirak, qui ne laisse pas indifférents les centres d’analystes de tous les continents. Ainsi, « l'avenir de l'Algérie » a été mardi 11juin, à Paris, le principal axe des débats organisés par Le Monde Afrique autour duquel les participants ont apporté, chacun de son côté, des éclairages sur la situation en Algérie, en livrant des analyses sur la nouvelle société qui prend corps dans l'énergie de la mobilisation populaire, qui s’articule autour des jeunes, des moins jeunes et des femmes. La rédactrice-en chef du journal Maryline Baumard a souligné que cette rencontre se veut un moment d'échanges et de croisement d'idées pour plus de visibilité sur ce qui se passe en Algérie, depuis le 22 février, et sur le devenir de ce pays à fortes potentialités. Bien sûr, il y avait des algériens qui ont exprime leur point de vue sur la situation en Algérie, qui reste leurs points de vue personnel, à l’enseigne de M ; Abdelkrim Boudra, membre du groupe de réflexion Nabni, qui a recommandé aux participants et l'assistance de se libérer des "prismes" identitaires, culturels, idéologiques ou religieux, soutenant que la jeunesse, qui manifeste dans les rues d'Algérie tous les vendredis, a déjà tranché ces questions-là avec le slogan "khaoua, khaoua" (tous frères). Ainsi que le président du Rassemblement Actions Jeunesse (RAJ), Abdelouhab Fersaoui, qui a abondé dans le même sens en considérant que la jeunesse "veut prendre son avenir en main". "Depuis le 22 février, les slogans ont reflété le degré de la maturité politique des manifestants algériens qui veulent être acteurs et non pas des sujets", a-t-il dit, soulignant cette "envie de reprendre la politique" par eux-mêmes. Pour lui, le mouvement a permis à cette jeunesse algérienne, accusée par le passé d'être "apolitique", de s'organiser et de s'affirmer afin de contribuer dans l'émergence d'une nouvelle génération d'élite politique, ou encore le membre du bureau du Mouvement démocratique social (MDS), Redouane Khaled, qui a expliqué pour sa part que l'engagement de la jeunesse est venu couronner un parcours, une lutte de plusieurs années déjà, "qui va emmener les Algériens à avancer et d'aller vers une société plus politisée". Il a estimé que la réhabilitation de la dynamique politique en Algérie va permettre de remettre en cause beaucoup de choses et de lancer les débats dans une société à majorité jeune. De son côté, Karima Dirèche, historienne qui dirigé l'ouvrage collectif "L'Algérie au présent, entre résistance et changements", a préféré livrer son analyse de l'angle de l'histoire récente en soutenant que les séquences des violences politiques depuis les années 1980 ont constitué chez les Algériens un refoulé qui a été à l'origine des manifestations. Le combat de la femme algérienne et sa déterminante participation dans le Hirak n'a pas été en reste des débats puisque Feriel Lalami, sociologue et spécialiste de l'histoire du féminisme en Algérie, a évoqué la présence des femmes dans les rues d'Algérie, espace généralement occupé par les hommes, relevant que c'est une des particularités de ce mouvement populaire.

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